Convoi d’un prince saoudien braqué à Paris: une douzaine de personnes en garde à vue

Convoi d’un prince saoudien braqué à Paris: une douzaine de personnes en garde à vue

Une douzaine de personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lundi dans l’enquête sur le braquage spectaculaire en août à Paris du convoi d’un prince saoudien, a-t-on appris de source policière.

Les suspects ont été arrêtés en région parisienne, a précisé cette source, confirmant une information de la radio RTL.

Certains avaient été identifiés « assez rapidement » après les faits, mais les enquêteurs manquaient de preuves pour les arrêter. Un « travail de fond » avait donc été entrepris, notamment sur les « flux financiers » autour de ces suspects, et a débouché sur cette vague d’interpellations, selon cette source.

Dans la soirée du 17 août, un commando d’hommes armés et cagoulés avait attaqué dans le nord de la capitale un convoi d’une dizaine de voitures, s’emparant de 250.000 euros et de documents diplomatiques, selon des informations recueillies à l’époque.

Le convoi se rendait de l’hôtel Georges V sur les Champs-Elysées, l’un des palaces les plus luxueux au monde, à l’aéroport du Bourget (à 15 km au nord de Paris). Il véhiculait l’entourage du prince Abdel Aziz Ben Fahd, dernier des fils de l’ex-roi Fahd d’Arabie saoudite, en visite à Paris.

Cet homme d’affaires rentier et multimillionnaire, ex-ministre, a une réputation de noceur, playboy et bon vivant. Au moment de l’attaque, il se trouvait déjà à l’aéroport parisien du Bourget.

Les assaillants, qui étaient visiblement « bien informés », avaient coincé, avec deux BMW, la voiture de l’intendance du prince, qui roulait en tête du cortège. Ils s’étaient emparés du véhicule avec ses trois occupants avant de les relâcher sains et saufs.

A Paris, les agressions de véhicules transportant des touristes fortunés se déroulent plus souvent sur l’autoroute entre l’aéroport Charles de Gaulle et la sortie nord de la capitale. A la mi-avril, cinq millions d’euros de bijoux y ont été dérobés à une collectionneuse d’art taïwainaise lors d’un vol à la portière.

À propos François Deville

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