Colonisation : Boycotts des entreprises néerlandaises contre Israël

Colonisation : Boycotts des entreprises néerlandaises contre Israël

La dernière vague de boycotts d’Israël par des entreprises néerlandaises, un sérieux revers pour la politique de colonisation israélienne dans les Territoires occupés, a affecté les relations israélo- néerlandaises, en suscitant la crainte chez les Israéliens de perdre l’un de leurs alliés majeurs en Europe.

En effet, la suspension de la plus grande société de gestion de fonds de pension aux Pays-Bas (PGGM) de ses investissements dans des cinq banques israéliennes, dernière en date d’une série de mesures similaires dans le royaume batave, a eu l’effet d’une bombe à Tel-Aviv, d’autant plus que la décision pourrait ouvrir la porte à d’autres actions dans le vieux Continent.

Le gouvernement israélien, qui a convoqué l’ambassadeur néerlandais à Tel-Aviv, s’est précipité pour demander au gouvernement Rutte de s’opposer à la décision du Fonds de pension néerlandais, qu’il a qualifié de mesure « inacceptable » susceptible de « nuire aux relations entre Israël et les Pays-Bas ».

La suspension des investissements du fonds néerlandais en Israël serait due, selon les dirigeants du Fonds, à l’implication des institutions bancaires israéliennes dans le financement de la construction de colonies dans les Territoires occupés, où elles disposent de succursales.

La décision est motivée par l’avis consultatif émis par la Cour internationale de justice de La Haye en 2004, qui considère toutes les colonies dans les Territoires occupés comme « illégales et contraires à l’article 49 de la quatrième Convention de Genève », a précisé le PGGM.

La réaction du gouvernement néerlandais n’a pas tardé. Le boycott relève de la politique du PGGM et n’avait « rien à voir avec le gouvernement néerlandais », a affirmé le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

« Nous sommes contre les colonies. Les sociétés (néerlandaises) sont libres de faire des affaires dans les colonies, mais nous ne soutenons pas cela », a renchéri Rutte.

Son chef de la diplomatie, Frans Timmermans, qui avait annoncé la couleur après sa prise de fonction fin 2012, en critiquant la politique de colonisation d’Israël, n’est pas allé par quatre chemins: « Les Pays-Bas sont cohérents dans leur opposition aux colonies et ce gouvernement déconseille les affaires qui facilitent » leur construction.

« Il s’agit de la politique (des Pays-Bas) depuis des années », a dit Timmermans.

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