Cinq semaines après le retrait de l’Istiqlal sans aucun changement

Cinq semaines après le retrait de l’Istiqlal sans aucun changement

Cinq semaines après avoir pris la décision de se retirer du gouvernement, le parti de l’Istiqlal demeure toujours attaché à y rester, sachant que rien n’augure d’un arbitrage royal, ajoutant que les responsables PJDistes, eux aussi, n’expriment plus leur attachement à leur allié istiqlalien et établissent des conditions pour s’asseoir autour de la table de négociations.

Le PJD semble prôner cette situation d’attentisme et d’expectative, puisqu’il affiche son manque de confiance vis-à-vis du parti de l’Istiqlal et le défie à pousser ses ministres au sein de l’actuelle équipe gouvernementale à présenter leur démission, , Benkirane, à l’instar de Chabat, ne veut pas trancher cette situation et ainsi mettre en  uvre les dispositions de l’article 47 de la Constitution qui stipule notamment que « le Chef du gouvernement peut demander au Roi de mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement du fait de leur démission individuelle ou collective ».

Les deux hommes veulent maintenir le statuquo en attendant l’issue de l’arbitrage royal pour le règlement d’une crise déclenchée par un homme politique qui réfléchit selon une logique syndicale et un Chef d’Exécutif qui ne cesse de faire usage du discours de l’opposition.

L’auteur de l’éditorial, qui s’interroge sur l’issue de cette crise, estime que la solution est entre les mains de Benkirane qui, en tant que chef du gouvernement et leader du parti arrivé en tête des élections, doit assumer ses responsabilités devant l’électorat et partant prendre l’initiative pour éviter que ce différend entre les composantes de la coalition ne devienne une véritable crise gouvernementale.

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Benkirane

À propos Ahmed Belaarej

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