Chabat affirme que 15 membres du PJD sont poursuivis pour corruption

Chabat affirme que 15 membres du PJD sont poursuivis pour corruption

Le Secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, s’est de nouveau attaqué à la direction du PJD en indiquant que « ces gens prétendent lutter contre la corruption alors que 15 d’entre eux, lorsqu’ils étaient en situation de gérer les affaires locales, ont été impliqués dans des cas de corruption, comme cela s’est produit à Midelt et à Meknès ».

S’en prenant ensuite à Abdelaziz Aftati, Chabat lui a suggéré de suivre un traitement psychiatrique à Bouya Omar, en raison de sa défense de Belkora, l’ex-maire de Meknès, pourtant révoqué par le ministère de l’Intérieur pour indélicatesses dans sa gestion de sa commune. Le leader istiqlalien, qui s’exprimait lors d’un rassemblement syndical à Fès voici deux jours, a précisé que le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, se cramponnait à son fauteuil comme le président Morsi en Egypte et Ghannouchi en Tunisie.

Et puis, Chabat est revenu sur cette réunion houleuse des chefs de la majorité gouvernementale, et a apporté un peu plus d’informations sur l’ambiance de cette rencontre, indiquant que Benkirane avait changé l’ordre du jour, qui devait être la crise économique et la situation au Sahara, et s’était adressé à lui en lui demandant d’indiquer l’identité de ce ministre entré au parlement dans un état d’ébriété avancé et en le sommant de s’expliquer sur les attaques contre le ministre de l’Equipment Aziz Rabbah. Chabat a déclaré avoir répondu à Benkirane que « ce sont là des questions qui doivent m’être posées par un juge d’instruction, que je suis tout à fait prêt à rencontrer, pas comme certains de ces chefs du PJD qui évitent la justice ».

Hamid Chabat a aussi commenté le communiqué du gouvernement suite à ses déclarations du 1er mai, affirmant que les protestations de la majorité contre ses propos et les mots employés par Benkirane contre la classe ouvrière dépassaient même la situation prévalant aux temps du général Oufkir et de Driss Basri, en plus de coïncider avec l’attaque virulente du ministère algérien des Affaires étrangères en réaction à sa demande de récupérer une partie du Sahara de l’est algérien. Pour le SG de l’Istiqlal, les choses sont désormais claires, à travers l’existence de ce fil conducteur entre l’agressivité des frères du PJD et celle des renseignements militaires algériens.

Suivent ensuite des accusations de Chabat contre les petits calculs du gouvernement, qui transfère les investissements d’année en année en prévision du scrutin communal, en plus des accusations de clientélisme et de népotisme dans la désignation des hauts caresde la fonction publique.

À propos Mouna Naciri

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