Casablanca étouffe…

Casablanca étouffe…
0 commentaires, 01/04/2013, Par , Dans Société

Des travaux partout, sur la voie rapide, au rond-point « Chimicolor », sur le boulevard Mohammed VI, Zerktouni… Après un court répit dû à l’achèvement des travaux du tramway, les Casablancais entament une autre année de gênes et d’encombrements. Les klaxons ne servent plus à rien, les automobilistes doivent prendre leur mal, leurs maux, en patience car il ne s’agit pas là d’un embouteillage passager ou d’une panne des feux de signalisation, mais bel et bien de grands travaux sur les artères principales de la métropole.

Un récent sondage est particulièrement parlant : 95% des personnes interrogées dans la capitale économique se disent en colère contre les encombrements lourds et permanents sur les voies de circulation casablancaises. Aussi, à la lumière de cette situation et de la visite imminente du président français François Hollande sur nos terres, les autorités de la ville ont recommandé aux entreprises de travaux publics marocaines et étrangères en charge de plusieurs chantiers d’accélérer la cadence ; les entreprises ont proposé de travailler la nuit afin d’éviter d’aggraver des bouchons et des embouteillages qui ont atteint déjà un stade fort avancé et qui se compliquent encore plus avec l’augmentation du nombre des véhicules légers et lourds. Les entreprises ont également augmenté leur effectifs et s’attellent à respecter leurs délais. De plus, une décision a été prise de déclarer le dimanche 31 mars jour dans voitures.

Rappelons-nous… Mohamed Sajid, le maire de Casablanca, avait exprimé voici un an déjà dans un palace casablancais ses excuses anticipées pour la gêne dans la circulation et les embouteillages, expliquant ainsi et en creux que les autorités de la ville n’avaient pas d’autre choix que de lancer les travaux, sachant que leurs avantages à terme étaient bien meilleurs que leurs inconvénients immédiats, et qu’il valait bien mieux entreprendre ces travaux maintenant que de continuer à les repousser indéfiniment à des jours meilleurs.

Le projet d’élargissement de la voie urbaine rapide a pour objectif de créer un couloir supplémentaire de chaque coté, en plus d’aménager des échangeurs prévus depuis les années 70 mais qui n’ont jamais vu le jour. Il faut dire que ce sont quelques 120.000 voitures qui empruntent quotidiennement cette voie rapide.

Les travaux du rond-point Chimicolor ont fait de ce carrefour un des grands points noirs de la circulation à Casablanca ; 8.000 véhicules y passent chaque jour et cette densité occasionne des délais d’attente aux feux de 15 à 20 minutes.

Idem pour le boulevard Mohammed VI, où les travaux sont toujours en cours de réalisation dans la zone située entre le palais royal et le lieudit « Garage Allal », afin de pouvoir recevoir convenablement François Hollande. Selon des informations obtenues, un accueil populaire sera réservé au chef de l’Etat français en ces lieux, ce qui nécessite de la place et la place nécessite des travaux, et la même chose s’applique aux ronds-points de Benjdia et bien d’autres encore.

Une étude avait été menée par le chercheur Abdellatif Chami sur la circulation à Casablanca et avait prévu ces grands embouteillages. L’universitaire avait défini les causes structurelles, comme l’absence d’un plan de circulation général et de rocades de même que l’anarchie de la circulation, entre autres causes principales, les causes secondaires étant constituées par la prolifération du nombre de véhicules due à la réduction des prix des voitures, en plus de l’augmentation importante du nombre de taxis grands et petits et de l’inorganisation du transport collectif.

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Casablanca

À propos Abdellah Miloudy

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