Bangladesh: un membre de l’opposition islamiste condamné à mort

0 commentaires, 28/02/2013, Par , Dans Flash

Un haut responsable politique du Bangladesh, membre du parti d’opposition islamiste, a été condamné à mort jeudi par la justice du pays, pour meurtre, viol et persécutions religieuses pendant la guerre d’indépendance avec le Pakistan, en 1971.

Delwar Hossain Sayedee, vice-président du Jamaat-e-Islami, le plus grand parti islamiste du pays, est le deuxième responsable politique jugé coupable par le très controversé « Tribunal international des crimes » du Bangladesh (ICT), situé à Dacca.

« Il a été condamné à mort, c’est une victoire pour le peuple », a déclaré le procureur Syed Haider Ali. L’accusé a été reconnu coupable de huit chefs d’accusation, dont le meurtre, le viol et la conversion forcée d’hindous à l’Islam.

Selon le procureur, le verdict apportera la justice aux personnes qui ont perdu leurs proches aux mains des milices pro-pakistanaises, dont faisaient partie Sayedee et d’autres dirigeants du parti Jamaat.

Dans une cour d’audience bondée et sous haute sécurité, le condamné a protesté contre la décision de justice et affirmé qu’elle était l’oeuvre d' »athéistes » et de manifestants pro-gouvernement, qui réclament son exécution depuis des semaines.

Dans le centre de Dacca, des groupes ont laissé éclater leur satisfaction. « Ca fait 40 ans que nous attendions cela », a déclaré une des personnes à Somoy TV.

Le Jamaat-e-Islami n’avait pas réagi jeudi après-midi mais le parti a lancé une grève dans tout le pays pour réclamer la fin de ces procès qu’il considère comme biaisés.

Le « Tribunal international des crimes » du Bangladesh (ICT), baptisé ainsi en dépit de l’absence de toute implication ou supervision des Nations unies, a été accusé d’avoir été mis en place par le pouvoir pour des motifs politiques, la plupart des personnes jugées appartenant à l’opposition.

Le gouvernement affirme de son coté que ces procès sont nécessaires pour cicatriser les plaies de la guerre d’indépendance.

En début de mois, le tribunal avait condamné Abdul Quader Molla, le numéro quatre de ce parti islamiste, à la prison à vie, une décision qui avait provoqué des manifestations lors desquelles 16 personnes étaient mortes.

Le verdict avait également indigné une autre partie de la population, qui elle réclamait la peine de mort.

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Gouvernement

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