Autriche: les affiches antimarocaines à Innsbruck devraient être retirées

Autriche: les affiches antimarocaines à Innsbruck devraient être retirées

Les affiches électorales à caractère antimarocain faisant l’objet d’une enquête pour « incitation à la haine » seront retirées en milieu de semaine prochaine, a annoncé dimanche la tête de liste du parti d’extrême droite autrichien FPí– pour les élections municipales d’Innsbruck, August Penz.

« On m’a mis dans une position dans laquelle je ne veux pas être », a-t-il expliqué à l’agence de presse autrichienne APA, ajoutant qu’il souhaitait « prendre formellement ses distances avec cette campagne d’affichage et s’excuser pour son contenu et la formulation ». Il a tenu à préciser que même s’il faisait ces déclarations un 1er avril, il était « très sérieux ».

Le secrétaire général du FPí–, Herbert Kickl, a pourtant défendu la campagne du FPí– d’Innsbruck: c’est « un fait qu’à Innsbruck (ouest de l’Autriche) la scène criminelle était massivement marquée par des immigrés d’origine marocaine », a-t-il affirmé dans le quotidien autrichien Die Presse paru dimanche.

Le 30 mars, le Parquet d’Innsbruck avait ouvert une enquête pour « incitation à la haine » à cause d’un slogan publié sur les affiches électorales du FPí– pour les élections municipales dans la cinquième ville autrichienne, le 15 avril. Sur ces 33 affiches, on peut lire: « L’amour de la patrie, plutot que des Marocains voleurs ».

Si le FPí– ne dispose que d’un seul siège au conseil municipal d’Innsbruck, sur un total de 40, le parti dirigé par Heinz-Christian Strache fait dans les sondages nationaux presque jeu égal avec les sociaux-démocrates (SPí–) et a relégué le Parti populaire autrichien í–VP (démocrate-chrétien) au troisième rang. Le SPí– et l’í–VP dirigent le pays dans un gouvernement de grande coalition.

En janvier, Heinz-Christian Strache avait déjà provoqué un scandale en affirmant que « la persécution » de militants de son parti participant à Vienne à un bal des corporations estudiantines d’extrême droite en faisait « les nouveaux juifs », dans une comparaison controversée avec les persécutions antisémites tout au long de l’histoire.

À propos Ghita Senhaji

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