Assala Nasri : « Ma participation à ce festival est un couronnement, une récompense pour l’ensemble de ma carrière artistique »

Assala Nasri : « Ma participation à ce festival est un couronnement, une récompense pour l’ensemble de ma carrière artistique »
0 commentaires, 13/06/2013, Par , Dans Culture

La chanteuse syrienne Assala Nasri, qui se produit ce jeudi soir au festival de Fès des musiques sacrées du Monde, semble vivre un moment particulier de sa carrière artistique. Elle ne cherche pas d’ailleurs à le cacher : « Ma participation à ce festival est un couronnement, une récompense pour l’ensemble de ma carrière artistique », dit-elle.

Calme, bien posée, elle a déjà enfilé le costume de la spiritualité. Mercredi soir face aux journalistes, qui l’inondaient de questions, Assala Nasri choisit ses mots avec délicatesse.

Décidée à saisir cette occasion d’inscrire son nom aux cotés des sommités mondiales qui sont passées par la scène de Bab Al Makina, elle dit vouloir faire de cette soirée un « moment exceptionnel » de sa carrière.

« J’ai beaucoup fouillé pour sélectionner, dans mon répertoire, les chansons qui reflètent le mieux l’esprit du festival et fait appel aux meilleurs musiciens de tout le monde arabe pour m’accompagner sur scène », explique l’artiste, qui est considérée comme l’une des chanteuses qui ont su intégrer l’héritage de la grande chanson arabe.

Assala, qui prévoit d’interpréter la célèbre chanson marocaine « J’en ai marre », dit aussi réserver une belle surprise au public de Bab Al Makina, sans un mot de plus.

« Je ne suis pas habituée à faire des surprises, mais l’occasion s’y prête parfaitement », poursuit l’artiste, qui dit vivre à Fès un « rêve d’enfance ». Une cité qui la renvoie à ses premières années à Damas, avec ses moindres détails.

Des questions viennent alors rompre cet état nostalgique. Et le role de l’artiste dans le monde d’aujourd’hui ?

Assala, qui avait, dès le début du conflit syrien, choisi le camp de l’opposition, considère qu’elle se rend de plus en plus compte que la chanson peut jouer le role d' »issue à la crise ».

L’artiste, selon elle, ne doit pas rester en marge de l’actualité : « L’artiste a toujours un message à véhiculer. Mais parfois, les messages deviennent conditionnés par les évènements en cours ».

Elle conclut sur une note d’espoir, en invitant tout le monde à « diffuser des messages d’amour, de fraternité, de coexistence, d’attachement à la vie, à l’humanité ».

Native de Damas, Assala Nasri avait connu son premier succès en chantant « Ouala Tssadak » et deviendra très vite une chanteuse reconnue et appréciée au monde arabe. Ensuite la chanson « Ighdab », où elle chanta pour le grand poète syrien Nizar Qabani, lui permettra de se joindre à toutes les grandes stars qui ont chanté pour ce poète comme Abdelhalim Hafez, Nadjet Saghira, Fayza Ahmed, Majda Erroumi et Kazem Essahir.

Elle enregistre son premier album « Law Tiaarafou » en 1993, puis elle continue son itinéraire artistique avec de nombreuses chansons comme « Ghayar Aoui », « Alli gara », « Rahal », « El Mouchtaka », « Tawàam Errouh », « Albi Biértahlak », « Ya Magnoun », « Yamine Allah » et « Ya Akhi Esàal ».

À propos Mouna Naciri

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