Affaire de blanchiment: un responsable du trafic en fuite au Maroc

Affaire de blanchiment: un responsable du trafic en fuite au Maroc

Un responsable à Paris du trafic de drogue lié au vaste réseau franco-suisse de blanchiment démantelé en fin de semaine dernière, est parti au Maroc avant une arrestation, a rapporté mardi le journal suisse Le Temps.

Cet homme d’origine marocaine a été présenté comme un ami d’enfance par Meyer Elmaleh, le gestionnaire de fortune, principal suspect en Suisse, lors d’un interrogatoire, a ajouté le journal. Il aurait expliqué que cet ami lui avait proposé un arrangement permettant à ses clients de disposer en toute discrétion de liquidités en France contre des virements de leur compte suisse vers des « donateurs cherchant à fournir de l’argent en toute discrétion à des personnes ou des institutions en Israël ou ailleurs ».Â

Cette personne serait en fait un gros bonnet du trafic de cannabis en provenance du Maroc vers la France et il avait quitté Paris pour le Maroc juste avant les arrestations du 10 octobre, selon Le Temps.

Le journal indique également que l’assistante de Meyer Elmaleh, interpellée puis libérée sous controle judiciaire, notait dans un « petit cahier à spirales » toutes les transactions, y compris les noms des bénéficiaires.Â

Une vaste documentation a été saisie lors des perquisitions au siège de la société de M. Meyer Elmaleh, à son domicile et au domicile d’un de ses frères, gestionnaire chez la banque HSBC, également maintenu en détention, et à celui de son assistante.Â

Ce réseau franco-suisse a blanchi de l’argent de la drogue pour une somme estimée autour de 100 millions d’euros, a affirmé lundi le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls.

Dans cette affaire, 19 personnes ont été mises en examen en Suisse et en France, dont une élue écologiste parisienne. Neuf sont sous les verrous.

Me Maurice Harari, l’avocat du frère de Meyer Elmaleh, détenu à Genève, a par ailleurs indiqué au Temps que « le dossier contient des photos où l’on voit des remises de sac mais on ne sait pas ce qu’il y a dedans ». L’argent provenant de la vente de cannabis était soit renvoyé au Maroc par camion soit livré dans des sacs aux fraudeurs fiscaux français, en contrepartie de transferts bancaires depuis leur compte suisse.

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Maroc

À propos François Deville

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