Affaire « Comanav »: Report du procès au 28 novembre

Affaire « Comanav »: Report du procès au 28 novembre

La chambre criminelle de première instance chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Rabat a décidé, mercredi soir, de reporter, au 28 novembre courant, le procès des six personnes poursuivies dans le cadre de l’affaire de la compagnie maritime « Comanav ».

La cour a également reporté l’examen de la demande de la défense de convoquer des témoins, et ce jusqu’à l’audition des personnes poursuivies. Elle a également rejeté les demandes de liberté provisoire présentées par leurs avocats.

La défense avait présenté des demandes préliminaires relatives à la convocation de 27 témoins en relation avec les mis en cause dans cette affaire, dont des directeurs de banque, 4 officiers de bord, des responsables aux ministères de l’Equipement et du transport et de l’Economie et des finances, de la Primature, d’anciens responsables au port Tanger Med, un responsable syndical, ainsi que sept témoins déjà auditionnés par le juge d’instruction.

La défense a estimé que l’audition par le juge d’instruction de ces sept témoins, dont le PDG de la Comanav, l’ancien maire de la ville de Tanger et un responsable syndical, qui s’est déroulée de façon individuelle, n’a pas respecté les dispositions de la procédure d’instruction et constitue un abus des droits des personnes poursuivies.

Pour sa part, le vice-procureur du Roi a affirmé que l’audition des témoins durant l’instruction est une mesure qui relève des prérogatives du juge d’instruction, ajoutant que le parquet ne voit aucune objection à les auditionner de nouveau. Il a également considéré que la demande de convocation d’autres témoins n’a pas été justifiée par la défense et n’a aucun rapport avec ce qui a été soulevé lors de l’instruction.

L’affaire « Comanav » remonte au 19 juin dernier lorsque d’anciens responsables, cadres et fonctionnaires de ladite compagnie avaient été déférés devant la justice pour « constitution d’une bande criminelle, en vue de saboter des établissements et structures publics (ports et bateaux) et participation, atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, divulgation de secrets professionnels et entrave à la liberté de travail » chacun en qui le concerne.

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