Abdelkrim Benatiq critiqué la décision du gouvernement « d’écarter le patronat des réunions avec les opérateurs turcs

Abdelkrim Benatiq critiqué la décision du gouvernement « d’écarter le patronat des réunions avec les opérateurs turcs

Le secrétaire général du Parti travailliste (PT) Abdelkrim Benatiq a critiqué la décision du gouvernement « d’écarter le patronat marocain des préparatifs des réunions avec les opérateurs turcs, et de favoriser une association proche du parti de la Justice et du Développement (PJD) ».

Cette attitude « dangereuse » met en péril la compétitivité de l’économie nationale et favorise la partie turque d’autant plus que la balance commerciale est largement déficitaire pour le Maroc, a-t-il déploré mardi lors du forum de la MAP.

M. Benatiq qui était l’invité de cette rencontre aux cotés de MM. Driss Lachgar, Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et Ahmed Iraqi, secrétaire général adjoint du Parti socialiste (PS), a estimé que cette démarche « est de nature à nuire à la crédibilité du Maroc au plan international, car c’est la première fois que le Royaume reçoit un haut responsable d’un pays auquel nous sommes liés par des relations économiques d’une grande importance, en l’occurrence la Turquie, alors que son patronat est dispersé ».

Cet éparpillement, a-t-il dit, c’est le gouvernement qui en est responsable avec la mise en place d’une association patronale proche du PJD, du nom d’Al Amal, alors que lors des négociations avec des partenaires, il est nécessaire de mettre de coté les appartenances et de privilégier les intérêts du pays au sein d’une seule et même entité ».

Pour le secrétaire général du PT, « cela n’a pas été fait même durant les périodes difficiles qu’a connues le pays et même à l’époque de la rupture entre l’Etat et l’oppositon », et cette attitude, « dont le PJD ne mesure pas le danger, est une tentative de monopoliser l’économie nationale et d’exercer des pressions sur le patronat pour le départir de son autonomie ».

Face aux opérateurs turcs, a-t-il poursuivi, il fallait rediscuter les termes de l’accord de libre échange pour tenter de redresser la balance commerciale qui leur est nettement favorable, mais cela n’a pas été fait, et ils continuent de s’accaparer de grandes parts du marché marocain à la faveur du soutien que leur procure une association patronale, proche d’un exécutif qui ne représente pas, comme il le devrait, l’ensemble des Marocains ».

« Le Chef de gouvernement devrait comprendre que par la force de la constitution, il n’est pas un chef de parti, mais celui de l’exécutif de tout un pays », a-t-il conclu.

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