80% des élèves ne comprennent pas ce qu’on leur enseigne

80% des élèves ne comprennent pas ce qu’on leur enseigne

Selon l’étude « l’éducation pour tous », plus de 80% des apprenants ne comprennent pas ce qu’on leur enseigne, et seuls 16% de la quatrième année du primaire sont capables d’assimiler les cours qui leur sont dispensés.

Cette catégorie d’élèves a été classée dans les derniers rangs d’un examen international en mathématiques en 2003, et plus précisément, à la 24e place sur 25 pays ; quant aux jeunes du secondaire, ils ont occupé le 40e rang sur 45 pays, sachant que la moitié d’entre eux n’ont pas eu les notes minima.

Cette situation avait déjà été rapportée par une étude du Programme international sur la lecture réalisée en 2006, qui avait classé les élèves de quatrième année du primaire au 43e rang sur 45, avec seulement un quart de ces élèves qui avaient atteint le minimum requis.

Selon le ministère de tutelle, les équipements et installations des établissements scolaires expliquent en partie cet échec de l’éducation au Maroc ; les salles de cours inadaptées sont au nombre de 9.000, 60% des salles dans les régions éloignées ne sont pas raccordées au réseau d’électricité et 80% n’ont pas d’eau.

La densité et l’encombrement des classes interviennent également pour une bonne partie dans les résultats obtenus, avec une moyenne de 41 élèves par classe. Selon les statistiques officielles, ils sont 40% des élèves à abandonner leurs études en cours de route et 380.000 enfants ont cessé d’aller à l’école en 2006.

Le rapport international sur l’éducation pour tous, publié en 2011 par l’UNESCO, indique par ailleurs que le Maroc occupe les dernières places des classements internationaux en matière d’enseignement et précise que « les élèves au Maroc ne maîtrisent pas les prérequis en matière de lecture, même après avoir achevé les quatre premières années de l’enseignement primaire ».

Pour sa part, le rapport de la connaissance arabe de la période 2010-2011, publié sous le titre « préparation des générations montantes à la société de la connaissance » avait montré lui aussi la faiblesse de l’apprentissage de cette catégorie d’élèves marocains qui manquent de compétences en lecture, en communication écrite et en savoirs concernant les méthodes de recherche.

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Maroc

À propos Mouna Naciri

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