160 marins marocains bloqués en France sur le point d’être rapatriés

160 marins marocains bloqués en France sur le point d’être rapatriés

Cent soixante des 191 membres d’équipages des trois navires ferries de la compagnie maritime Comanav-Comarit, immobilisés depuis cinq mois à Sète (sud) vont être rapatriés au Maroc, apprend on samedi de source officielle française.

Les navires, immobilisés depuis le 5 janvier dernier, avaient été saisis sur une décision de justice contre cet armateur marocain en raison d’impayés.

« En début de semaine, l’armateur concerné a enfin autorisé le principe du débarquement en congé des équipages, condition permettant d’organiser le rapatriement effectif vers le Maroc », a annoncé un communiqué de la préfecture de l’Hérault, qui vient en aide aux marins bloqués depuis cinq mois.

Selon ce texte, une réunion a été organisée vendredi par les Affaires maritimes de Sète et « à l’exception de 30 marins, volontaires pour assurer le gardiennage des navires, l’ensemble des marins a ainsi l’assurance de bénéficier d’un bon de débarquement, préalable au rapatriement effectif ».

Les modalités de rapatriement sont en cours d’organisation « en lien étroit avec les autorités marocaines qui en décideront le déclenchement », a précisé la préfecture.

Le trafic maritime entre Sète et le Maroc a repris cette semaine, après presque cinq mois d’arrêt, avec une liaison vers Tanger assurée par un paquebot de la compagnie italienne Grandi Navi Veloci (GNV). Cette compagnie doit assurer trois liaisons par semaine vers les ports marocains de Tanger et Nador.

Le 5 janvier, le tribunal de commerce de Montpellier avait ordonné la saisie et donc l’immobilisation des trois ferries de la Comanav-Comarit en raison d’impayés (de travaux notamment).

Deux ministres marocains ont rencontrés le 19 mai les marins qui attendaient toujours d’être payés, pour s’entendre sur une solution, après que le gestionnaire du port eut accepté de renoncer au caractère prioritaire de sa créance au profit des marins, en meilleure position désormais pour récupérer leurs salaires sur le produit d’une éventuelle vente des navires.

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Maroc

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